Kinshasa, 16 février 2026- Donnant suite aux instructions du président de la République Félix Tshisekedi formulées lors de la 73ᵉ réunion du Conseil des ministres, le ministre de la Communication et Médias a présenté un rapport détaillé sur la mise en œuvre du mécanisme de concertation préalable de la parole de l’État.
Au terme de plusieurs séances de travail tenues avec le Conseiller spécial du Président de la République en charge de la communication ainsi qu’avec la Conseillère principale en communication de la Judith Suminwa Tuluka, un consensus clair s’est dégagé.
Ce faisant, la communication gouvernementale doit être davantage structurée et coordonnée. Objectif affiché est de garantir l’alignement du discours officiel, assurer la cohérence de l’action publique et défendre efficacement les intérêts stratégiques nationaux, tant sur le plan interne qu’à l’international.
Le mécanisme formel de concertation élaboré sera entériné par une instruction de la Première Ministre. Celle-ci instaurera un circuit de validation obligatoire pour toute prise de parole gouvernementale jugée sensible, notamment sur des matières stratégiques.
Selon le ministre de la Communication et Médias, ce dispositif vise à prévenir les contradictions, à renforcer la discipline communicationnelle au sein de l’exécutif et à consolider la crédibilité de la parole officielle.
Dans la dynamique de cette réforme, le Gouvernement envisage également la création d’un Service d’information gouvernementale. Placée sous l’autorité directe de la Première Ministre, cette structure aura pour mission d’assurer l’harmonisation des messages, la coordination interinstitutionnelle et le pilotage stratégique de la communication publique.
Le ministre a par ailleurs rappelé la nécessité de concrétiser d’autres projets structurants dans le secteur de la communication, afin d’adapter l’appareil informationnel de l’État aux exigences contemporaines, marquées par la rapidité de circulation des informations et la compétition narrative à l’échelle mondiale.
Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de la gouvernance communicationnelle et de consolidation de l’autorité de l’État dans l’espace public.

