Mambasa, 21 septembre 2025- La rentrée scolaire reste incertaine dans la sous-division de Njiapanda, toujours sous le choc de l’attaque meurtrière perpétrée par les ADF à Ntoyo le 8 septembre. Tandis que l’autorité administrative locale insiste sur la reprise des cours dès ce lundi 22 septembre, enseignants et parents rejettent cette décision, invoquant un climat sécuritaire toujours instable.
Une réunion tenue vendredi 19 septembre dans la salle Safina a réuni le fonctionnaire délégué Monga Mabanga Julo, des chefs d’établissements, des enseignants et des représentants de parents. Objectif : trancher sur la date de reprise. Mais la rencontre s’est conclue sur une impasse, les enseignants refusant catégoriquement de retourner en classe.
Pour Monga Mabanga, la continuité pédagogique est cruciale, malgré les menaces persistantes. Il estime que l’école doit rester un espace de résilience et de stabilité pour les enfants traumatisés.
En réponse, le porte-parole des enseignants, Philemon Kitumbu, a appelé à la prudence. Selon lui, aucun cours ne doit reprendre sans garanties claires de sécurité. Il a exhorté les parents à ne pas exposer leurs enfants tant que la situation n’est pas maîtrisée.
Ce désaccord souligne la fracture entre impératif éducatif et réalité sécuritaire. L’ombre du massacre de Ntoyo où plusieurs dizaines de civils ont été tués plane toujours sur Njiapanda. Pour de nombreux habitants, la peur reste trop présente pour envisager un retour à la normale.
Roger KAKULIRAHI

